It's time to make money
with geo-engineering. "





Par SHD
Merci à SORMIOU pour la documentation.







Une partie du voile  sur les vaporisations aéroportées se lève avec l'avènement public de la géoingénierie, présentée comme une gentille nouvelle technologie sensée être un remède (Technofixes), qu'on superposera à de plus viles et plus anciennes technologies.
Remède dont l'étude des conséquences environnementales et sanitaires n'a même pas été envisagée.
(à moins qu'ils prévoient d'autres technofixes de technofixes...)



La géoingénierie est devenue publique et  elle est vendue comme un plan B pour sauver la planète.  On va nous rabâcher que le meilleur moyen de résoudre des problèmes causés par une intensification irréfléchie des technologies, c'est d'y ajouter l'utilisation de nouvelles technologies plutôt que de chercher à réduire les premières.

En fait, ce discours illustre parfaitement la réalité écologico-économique institutionnalisée par ces grands SOMMETS que furent Kyoto et Copenhague :


- Kyoto n'aura finalement instauré qu'une grande spéculation sur le produit "carbone", et révélé le côté très rentables des innovants produits boursiers climatiques. 
- Copenhague a laissé la porte grande ouverte à la généralisation et à la rentabilisation de la géoingénierie.



Avant de consulter les messages  publicitaires pour les "fabuleux remèdes" des docteurs TOX et COLERA,  rédigés par leurs "courtiers les plus cupides"(plus bas dans cette page),
nous vous conseillons vivement la relecture des travaux de l'ETCgroup sur la géoingénierie dans leur rapport RETOOLING THE PLANET paru en décembre 2009.

Nous vous le conseillons si vivement, que nous reproduisons ici la traduction de 2 passages du rapport, en guise d'introduction :



• Extrait 1 :
Comment nous en sommes arrivés là:
de l'intégration progressive de la géoingénierie dans les esprits.

(traduction des pages 10 et 11 du pdf  par Les Lucindas)

Dans un sens, la géo-ingénieurisation a toujours été désignée comme étant une solution plausible au changement climatique. Déjà en 1965, le président américain du Science Advisory Committee{1} »

Quarante ans après la sortie de ce rapport, tout le monde, dont l'actuel président américain, a parlé du réchauffement climatique, les scientifiques se sont inquiétés sur la hausse des températures en Arctique et pour le pergélisol sibérien, qui pouvait avoir des conséquences climatiques dramatiques sur le reste de la planète, ce qui a amené le Congrès américain à accepter d'étudier la question pour établir un « Plan de Recherches sur les Opérations de Modifications Climatiques » (Weather Modification Operations and Research Board). Bien que cette tentative n'ait pas abouti, elle a été ressortie l'année dernière, et rebaptisée « Loi d'Autorisation à la Recherche et au Développement sur la Régulation Climatique » (Weather Mitigation Research and Development Policy Authorization Act). En juillet dernier, la Commission sur le Commerce, la Science et les Transports a recommandé que cela soit porté à la connaissance de tout le Sénat.

Le débat actuel portant sur la possibilité de planifier (d'ingénieuriser) le climat planétaire peut se voir dans l'article {2} co-rédigé par le Dr Edward Teller – l'inventeur nobellisé de la bombe H, et l'un des scientifiques les plus influents dans la sphère politique de la 2nde moitié du 20ème siècle. Teller s'est montré ouvertement pour la géoingénierie lorsqu'il a soumis, avec deux collègues, son article durant le 22ème Séminaire International des Urgences Planétaires, à Erice, en Sicile, en 1997.
Bien que les auteurs ne présentent pas leur point de vue comme étant également celui de leur gouvernement, leur travail fut mené au Laboratoire Nationale de Lawrence Livermore, sous contrat avec le Département de l'Energie.
Teller aurait pu prendre sa retraite – il avait 89 ans lors du séminaire en Sicile, car déjà un autre Prix Nobel, Paul J.Crutzen, nobellisé grâce à ses travaux pionniers sur la couche d'ozone, prenait la relève en 2002 en affichant ouvertement son parti pris pour la géoingénierie dans la Revue Nature {3}.

Depuis que nous vivons dans une ère dominée par les activités anthropiques que P.J.Crutzen a appelé « anthropocène », où les humains interfèrent de plus en plus sur le climat, notre futur « peut bien être déterminé par des projets de géoingénierie décidés et exécutés à l'échelle planétaire ».
La même année, le magazine Science publia son propre article, plaçant la géoingénierie comme étant la seule solution légitime pour régler la question climatique {4}.

Egalement en 2002, Teller, qui travaillait pour le Département de l'Energie américain en collaboration avec Roderick Hyde et Lowell Wood a présenté un article à l'Académie Américaine de l'Ingénieurie dans lequel ils affirment que la géoingénierie – et non la réduction des émissions à effet de serre, est « l'étape à franchir lors des négociations pour la CCNUCC. {5}»

En 2005, un autre éminent climatologue, Yuri Izrael, vice-président au Panel International sur le Changement Climatique et directeur de l'Institut sur le Climat Planétaire et les Etudes Environnementales basé à Moscou, a écrit à Vladimir Poutine pour proposer un investissement dans 600000 tonnes d'aérosols sulfuriques à épandre dans l'atmosphère pour baisser la températures de quelques degrés par rapport au reste de la planète. Depuis Izrael affirme haut et fort qu'il prépare des expérimentations de géoingénierie à échelle locale.

Paul Crutzen revint sur le débat en août 2006 lorsqu'il écrivit un édito dans le journal Climatic Change{6}
Crutzen, professeur de l'Institut en Chimie Max Planck en Allemagne a affirmé que des ballons ou des canons pouvaient être utilisés à très haute altitude pour pulvériser du dioxyde de sulfure dans la stratosphère, à la manière d'une irruption volcanique, le dioxyde de sulfure pouvant se transformer en particules de sulfate. Il a reconnu que le coût d'une telle opération s'élèverait à 25-50 milliards par an, ce qui était bien en-dessous des trillions de dollars dépensés par les gouvernements dans le monde pour le budget de la Défense.
Il a ajouté que cela ne tenait pas compte du coût humain en morts prématurées dues à la présence des particules dans l'air, lesquelles pouvaient y rester pendant deux ans.
Il a bien reconnu que cette proposition devait être étudiée qu'en dernier ressort, mais a poursuivi sur le fait que les gouvernements en étaient déjà là. Dans ce même numéro de Climatic Change, le spécialiste de la chimie atmosphérique et président de l'Académie Nationale des Sciences américaine Ralph J. Cicerone approuve les propositions de Crutzen. Il s'est exprimé dans un numéro du New York Time de 2006 : « Nous devrions considérer ses idées comme relevant de n'importe quelle autre recherche et donc les prendre au sérieux. {7}»

En Novembre, le Centre de Recherches Militaires de la NASA a organisé une rencontre au sommet entre partisans de la géoingénierie pour en explorer les possibilités, avec à la présidence Lowell Wood. « La réduction de l'impact humain sur le climat ne se fait pas et ne se fera pas. », c'est ce qu'a rapporté le vieux physicien. Il a affirmé que le temps était venu de « déployer des moyens technologiques pour éliminer intelligemment un réchauffement indésirable. » Selon Wood, son approche « ingénieurisée » pourrait « instantanément améliorer le climat. »
De cette rencontre ont émergé les prémices d'une campagne pour soulever des fonds de financements des techniques de géoingénierie, vite, et en tout bien tout honneur.
(Commission de Conseils Scientifiques) prévenait, dans un rapport intitulé « Restaurer la Qualité de notre environnement », que les émissions de CO2 allaient modifier l'équilibre des températures de la planète. Ce rapport, considéré comme étant la première reconnaissance grave du changement climatique, fut édité dans le but non pas de réduire les émissions, mais d'introduire un panel de solutions de géoingénierie. L'auteur de ce rapport affirmait que « les possibilités de neutraliser délibérément les changements climatiques... devaient être sérieusement explorées » et suggérait que pour entre autre contrer la formation des ouragans on pouvait disperser des particules réflectives dans les mers tropicales (pour un coût annuel de 500 millions de dollars.) Le Cabinet avait aussi spéculé sur les possibilités que représentaient les nuages pour interférer sur le réchauffement. Comme le note avec ironie James Fleming, le spécialiste de l'histoire des modifications climatiques, le premier rapport officiel sur les changements climatiques « n'a même pas été capable de mentionner le moyen le plus évident de réduire les émissions: l'utilisation raisonnée des énergies fossiles. dans lequel il appelait à une recherche active dans l'utilisation d'aérosols de sulfates pour refléter les rayons du soleil dans la stratosphère et faire baisser la température de la planète.

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{1} James Fleming, “The Climate Engineers,” Wilson Quarterly, spring 2007, available at http://www.wilsoncenter.org/index.cfm?fuseaction=wq.essay&essay_id=231274 10.
UNFCCC, Clean Development Mechanism: 2008 in Brief, p. 3, available at http://unfccc.int/resource/docs/publications/08_cdm_in_brief.pdf
{2} Edward Teller, Lowell Wood and Roderick Hyde, “Global Warming and Ice Ages: I. Prospects For Physics-Based Modulation Of Global Change,” 15 August 1997.
{3} P.J. Crutzen, “Geology of Mankind,” Nature, Vol. 415, 3 January 2002.
{4} M.I. Hoffert, K. Caldeira, et al. “Advanced Technology Paths to Global Climate Stability: Energy for a Greenhouse Planet,” Science, Vol. 298, 1 November 2002, pp. 981-987 and P.J. Crutzen, “Geology of Mankind,” Nature, Vol. 415, 3 January 2002
{5} E. Teller, R. Hyde and L. Wood, “Active Climate Stabilization: Practical Physics-Based Approaches to Prevention of Climate Change,” 18 April 2002
{6} P.J. Crutzen, “Albedo Enhancement by Stratospheric Sulfur Injections: A Contribution to Resolve a Policy Dilemma?” Climatic Change, 2006
{7} William J. Broad, “How to Cool a Planet (Maybe),” The New York Times, June 27, 2006.









• Extrait 2 :
La douche médiatique: avec l'augmentation des publications, les décideurs prennent la température.
(traduction des pages 12, 13 et 14 du pdf par Les Lucindas)

Retraçons donc le soutien actuel à la géoingénierie de la part des milieux politiques et scientifiques comme des médias grand public.
Une fois qu'une poignée d'éminents climatologues ont certifié que la géoingénierie avait une crédibilité scientifique, il y a eu une explosion d'articles aussi bien dans des publications érudites (au moins cinq fois plus) que dans des publications vulgarisantes (au moins 12 fois plus), comme le montrent les graphiques ci-dessous{1}.

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A gauche : articles scientifiques sur la géoingénieurie avant et après 2002. A droite : couverture médiatique des articles sur la géoingénieurie avant et après 2002


En avril 2009, John Holdren, le conseiller scientifique de B.Obama avoua que l'administration était en train de considérer la géoingénierie comme une solution possible au changement climatique.{2}

Le mois suivant, le secrétaire du Département de l'Energie Steven Chu se déclara pour les solutions technologiques au changement climatique, dont les projets de géoingénierie « bénigne » comme le blanchiment des toits.{3} En juin, les Académies Nationales, qui sont en charge de conseiller le gouvernement américain sur les questions scientifiques, ont organisé un atelier de deux jours sur les « options de solutions de géoingénierie au changement climatique: pour aller vers l'établissement d'un agenda de recherches.{4} » Steven Kooning, secrétaire-adjoint pour les Sciences au sein du Département de l'Energie, a été chargé de faire un rapport publié en juillet sur la possibilité d'épandre des aérosols de sulfates dans la stratosphère pour baisser la température de la planète.

De l'autre côté de l'Atlantique, il y a eu un engouement de la part de la politique scientifique officielle pour la géoingénierie. Une grande exposition au Musée des Sciences de Londres « Les algues peuvent-elles sauver le monde? », probablement liée à la personnalité d'un membre important du Ministère de l'Environnement et grand fan de la fertilisation des océans. En 2008, dans une lettre écrite sur un blog de géoingénierie, notre éminent ministre anonyme a exprimé ceci: « la fertilisation des océans, à cause de (sic) son énorme potentiel, devrait (je souligne) simplement être vigoureusement explorée … La question est comment le faire sans s'attirer les protestations de la population.{5} »

La Commission parlementaire de l'Innovation, de la Science, de l'Université et des Compétences de la Grande Bretagne a remis sur le tapis un rapport recommandant la géoingénierie, datant de sa session 2008-2009 {6}. Début 2009, le ministre allemand de la recherche a autorisé une expérimentation de fertilisation dans la Mer de Scotia ( à la limite des océans Antarctique et Atlantique) malgré un moratoire que son propre gouvernement a contribué à briser lors de la Convention des Nations-Unis de la Diversité Biologique en 2008 {7}.

En avril 2009, au Portugal, le Ministère de la Science, de la Technologie et de l'Enseignement Supérieur a organisé une Chatham Rules Session (ndlr: rencontre où tout ce qui sera dit pourra être cité mais sans en mentionner le nom de l'auteur) sur la géoingénierie. En septembre la Royal Society – l'Académie Nationale des Sciences en Angleterre, a suivi avec le lancement d'un rapport: « Géoingénieuriser le climat: Science, Gouvernance et Incertitude.{8} » Ce rapport a apporté à la géoingénierie une crédibilité et une argumentation inégalées jusque-là.

Les auteurs de ce rapport mettent en avant le fait que la géoingénierie peut permettre une « politique d'assurance » - un plan B peu satisfaisant et on peut l'espérer encore lointain, mais que nous serions obligés de considérer en cas d'urgence climatique. Les auteurs reconnaissent qu'il y a plusieurs manières de géoingénieuriser le climat, et que nous n'en connaissons pas les impacts environnementaux et sociaux. Le rapport recommande donc que les gouvernements financent un programme de recherches international sur 10 ans consacré à la géoingénierie (100 millions de Livres seraient allouées par le seul gouvernement britannique.) La majeure partie de cette recherche se ferait par le biais de modélisations informatiques, mais le rapport recommande aussi des essais sur le terrain pour plusieurs technologies.

D'un certain point de vue, l'insistance de ce rapport sur le fait que la géoingénierie doit être appréhendée sous le prisme d'«une politique d'assurance» peut sembler relever de la prudence, de la pragmatique et même du principe de précaution. Mais le soutien explicite – même aux projets qui semblent les plus fous, aux recherches de géoingénierie et à leurs applications expérimentales sur le terrain est troublant. Ce qui a poussé à la rédaction de ce rapport, selon la Royal Society, c'était la nécessité, pour les gouvernements et les entreprises, d'avoir en main une analyse des risques scientifiques et des bénéfices mis en jeu. Les autorités officielles ont évoqué cet intérêt croissant pour la géoningénierie et l'obligation qu'elles avaient de «cadrer» un débat qui devenait de plus en plus polémique.{9}

Malheureusement (mais c'était prévisible), ce rapport a été l'occasion pour les partisans de la géoingénierie d'appuyer leur point de vue. Les néo conservateurs d'outre-Atlantique se sont mobilisés pour éditer un article éminent sur le moindre coût de la géoingénierie comparée à une politique de régulation du climat. (Cf. ci-dessous La Manoeuvre Lomborg), l'Institut d'ingénieurie Mécanique britannique a balancé sa propre analyse favorable juste un jour avant la sortie du rapport, et , cerise sur le gâteau, même un des membres de la Royal Society, le Dr Peter Cox ( qui est en train de développer un projet de géoingénierie qui vise l' Afrique de l'ouest) en a profité pour sortir une édition de Physics World spéciale géoingénierie titrant « Il est temps d'en finir avec le tabou sur la géoingénierie.{10} » Résultat, le rapport de la Royal Society s'est retrouvé noyé sous les sorties pro géoingénierie simultanées.

Récemment des agences internationales se sont penchées sur la géoingénierie, comme La Banque Mondiale, avec son dernier Rapport sur le Développement Mondial {11}, ainsi que le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) dans son abrégé des connaissances scientifiques succédant au dernier rapport du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC.){12}
Le PNUE dit que la question d'un engagement vis-à-vis de la géoingénierie doit être discuté, mais reste pessimiste sur la prospective d'une gouvernance ou régulation internationale: « Vus les difficultés qu'on a eues pour aboutir à des solutions au changement climatique basées sur les responsabilités communes mais différenciées, et le flou qui entoure ces projets de géoingénierie, il n'y aura pas d'accord global qui aboutira à interférer délibérément sur le système planétaire. »{13} Les précédents rapports du GIEC ne mentionnaient que sommairement la géoingénierie, mais le prochain risque de s'y consacrer plus longuement, avec cette irruption soudaine de crédibilité et surtout avec tous ces éminents scientifiques en géoingénierie qui y siègent.

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{1} Publication searches were conducted August 25, 2009. For scholarly articles: Google Scholar for the years 1994-2001 and 2002-present (search terms “geoengineering” and “climate” “change” in the following categories: Biology, Life Sciences, and Environmental Science; Chemistry and Materials Science; Engineering, Computer Science, and Mathematics; Physics, Astronomy, and Planetary Science; Social Sciences, Arts, and Humanities. For major media coverage: Lexis Nexis for the years 1994-2001 and 2002-present (search terms “geoengineering” “climate” “change”) in newspapers stories (major world newspa- pers), weblogs and magazines.
{2} Seth Borenstein, Associated Press, April 9, 2009. See “Global warming is so dire, the Obama administration is discussing radical technologies to cool Earth’s air,”
available online: http://abcnews.go.com/ Technology/GlobalWarming/wireStory?id=7295178
{3} Steven Chu discussed geoengineering at the St James’s Palace Nobel Laureate Symposium in London held on May 26-28, 2009
•{4} See www.americasclimatechoices.org/GeoEng%20Agenda%206-11-09.pdf
•{5} Accessed 16 October 2009 at http://carbonsequestration.blogspot.com/2008/02/uk-environmental-minister-ocean.html
•6} See Recommendations 24 and 25 of House of Commons Innovation, Universities, Science and Skills Committee, Engineering: turning ideas into reality, Fourth Report of Session 2008–09, Volume 1, p. 117.
•{7} For more information, see ETC Group news release, “German Geo-engineers Show Iron Will to Defy Global UN Moratorium,” 8 Jan. 2009, available online at http://www.etcgroup.org/en/materials/publica- tions.html?pub_id=710
•{8} Available online at www.royalsociety.org/displaypagedoc.asp?id=35151
•{9} Personal email communication between Royal Society Director of Science Policy and ETC Group.
•{10} (http://www.iop.org/Media/Press%20Releases/press_36613.html).
•{11} “Geoengineering the world out of climate change” in World Development Report 2010: Development and Climate Change, Box 7.1, p. 301;
online at http://econ.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/EXTDEC/ EXTRESEARCH/EXTWDRS/EXTWDR2010/0,,menuPK:5287748~pagePK:64167702~piPK:64167676~theSitePK:5287741,00.html
{12} UNEP, Climate Change Science Compendium 2009, online at http://www.unep.org/compendium2009/
•{13} Ibid., p. 53.






Lire aussi : 
Le Communiqué de presse ETC group du 12 février 2010 .








Après ce préambule necessaire, il est temps, comme promis en début de message, de vous laisser accéder aux messages publicitaires plébicitant les "fabuleux remèdes" des géoingénieurs,  rédigés par leurs "courtiers les plus cupides".





LA CHARGE MEDIATIQUE ET L'ENGINEERING DES ESPRITS :



   "Géo" Environnement  Juin 2009 :

- La géo-ingénierie, qu'est-ce que c'est ?
http://www.geo.fr/environnement/les-mots-verts/climat-manipulation-geo-ingenierie-42420
- La géo-ingénierie, inutile face au réchauffement climatique ?
http://www.geo.fr/environnement/actualite-durable/climat-manipulation-geoingenierie-42412




   La palme de l'article le plus faussement objectif,  du plus lobbyisé, et du plus "Force de Vente du Bien" est attribué à :
 
"Géo-ingénierie, l'ultime recours ?" (en 3 parties)
 par Remi Sussan

- un tabou s'effondre.  07/10/2009
http://www.internetactu.net/2009/10/07/geo-ingenierie-lultime-recours-13-un-tabou-seffondre/
- que propose-t-on de faire ?  19/10/2009
http://www.internetactu.net/2009/10/19/geo-ingenierie-lultime-recours-23-que-propose-t-on-de-faire/
- ultimes précautions ?  13/11/2009
http://www.internetactu.net/2009/11/13/geo-ingenierie-l%E2%80%99ultime-recours-33-ultimes-precautions/

Pour cette palme nous avons longtemps hésité entre l'article cité ci-dessus et le torchon paru sur Slate en septembre 2009.
Mais vu  la fourberie déployée et l'appel final à une gouvernance mondiale pour coordonner globalement les technofixes, l'article de Sussan se devait de remporter le prix.





   Et en attendant d'être totalement convertit à la géo-ingénierie marchande grâce au "Reader Digest" américain de mars 2010 (hihihi), voilà le sermon de "Science Et Vie"- février 2010. 
 
L'homme peut-il faire la pluie et le beau temps ? - Science Et Vie - Fevrier 2010












LES CUPIDES CONTRE-ATTAQUENT :



Tu veux sauver (dans cet ordre là!) tes économies, ton âme et ta planète ???

Après Goldman et Sachs (et bien d'autres), voilà le tours de "Sean connewuy et du Cwuédit Agwuicole" de penser à tout pour toi,  avec LE GREEN BANKING !!




Au SHD, on a fulminé devant leur clip promotionnel :
Leur allusion à la géoingénierie  est très nette,  à vous d'en déduire comment ils vont nous vaporiser avec votre argent...
Pour nous, le GREEN BANKING  c'est l'avènement de la géoingénierie, proclamée Force Du Bien par culpabilito-capitalisation éco-citoyenne !!







Sean Connery pub Crédit Agricole - Its time for green banking







Sans GreenBanking.





Avec GreenBanking.




Il faudrait proposer aux clients du CredAgr, de se munir d'un vapo rempli d'une solution liquide de polymères (pour commencer) et d' un stylo blanco (ou posca blanc) pour signer leur juteux contrat d'investissement GREENBANKING : leur dernière chance d'apercevoir un ciel bleu -soumis à conditions- de l'autre côté du miroir...de l'économie.










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Vu sur : TOUT LE MONDE IL EST GENTIL
Déniché par : Sormiou






Environnement : la CIA sur le front climatique !

Source et vidéo dans son intégralité:
http://www.france24.com/fr/20091207-satellites-CIA-climat-espionnage


Quand l'agence de Langley s'intéresse à la question climatique, ce n'est pas par soucis écologique mais plutôt par intérêt stratégique. Une nouvelle perspective américaine qui mêle climat, économie et espionnage...

Le 1er Octobre 2009, Dianne Feinstein, sénatrice démocrate de Californie annonçait devant le congrès américain l’ouverture d’un centre d’un nouveau genre : le Centre sur le changement climatique et la sécurité nationale. Sa mission est d’étudier les effets du réchauffement climatique sous l’angle sécuritaire. L'aspect économique n'a pas été oublié. Le centre aidera également les entreprises américaines à se positionner au mieux dans un secteur en plein essor, celui des ressources naturelles. Et ce n'est pas tout, alors que les Etats-Unis ont toujours refusé de se soumettre au système de surveillance mis en place par le protocole de Kyoto, le centre effectuera sa propre surveillance satellite sur les autres pays.
Cette collaboration entre la CIA et les scientifiques révèlent l’intérêt des Etats-Unis pour les changements à venir. Bien que l’initiative soit récente, la stratégie américaine, elle, est ancienne et s’inscrit dans « leur volonté de domination et d’hégémonie », comme le souligne David Mascré, professeur de géopolitique à l’Ecole des Hautes Etudes en Relations Internationales. Selon lui, « le climat est considéré depuis longtemps, par les Américains, comme un facteur stratégique majeur ».

En effet, l’importance de la question climatique a été remise au centre des préoccupations dans le 4ème rapport sur la prévision des enjeux majeurs à venir, rédigé par le service de renseignement américain. Dans ce document, Thomas Fingar, directeur de la CIA, évoque la nécessité de mesurer l’impact de ces changements sur la puissance américaine du point de vue géopolitique, militaire et économique. Il prévient également de l’augmentation des tensions et des conflits à venir dans l’accès aux ressources naturelles.

Le réchauffement climatique n’est plus simplement qu’une question environnementale, c’est devenu un enjeu stratégique majeur. Un aspect qui n’est pas envisagé aussi clairement en Europe où le débat demeure entre les mains des scientifiques. La surveillance du climat est confiée à l’Agence Spatiale Européenne (ESA) qui dispose du satellite ENVISAT. Relevés de température des eaux, surveillance du niveau des mers et de l’état des terres émergées, le satellite européen apporte de nombreuses données aux scientifiques sur l’évolution du climat. Un outil qui manque toutefois de précision concernant les émissions de dioxyde de carbone, comme le précise le directeur de la stratégie et des programmes au CNES (Centre National d’Etudes Spatiales), Didier Renaut. Et pour combler cette lacune, le CNES développe son propre programme, nommé Microcarb. Un programme qui pour le moment est en phase d’étude et pourrait voir le jour d’ici 4 ou 5 ans.

En attendant, pour tenter de limiter ces changements climatiques, les Etats doivent se restreindre à leurs engagements pris lors du sommet de Kyoto. Car même si tous les pays, actuellement réunis à Copenhague, s’accordent sur de nouvelles mesures plus contraignantes, la question de la surveillance demeure, elle, toujours en suspend…

Une enquête de Thomas Dudzinski et Mounia Ben Aïssa.






Extraits vidéo:


05 Décembre 2009, France 24







De 5min20 à 7min07

Question :
"Que vous inspire l'initiative de la CIA, qui est assez récente, puisqu'elle date de septembre 2009 ?"

Réponse :
de David Mascré
Professeur de géopolitique - Ecoles des hautes études en relations internationales.

"Cette initiative est récente, mais la stratégie américaine est très ancienne.
Comme toujours, quand on se place du point de vue américain, on se place dans la longue durée, avec une vraie volonté de domination et d'hégémonie.

Dès 1978, en pleine guerre froide, les Etats-Unis commencent à développer un programme d'arme climatique et de réflexion sur le climat comme facteur aggravant des risques sécuritaires..."








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Source : http://www.etcgroup.org/en/node/5074
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Communiqué de presse
Le 12 février 2010
www.etcgroup.org


Les partisans de la géoingénierie préconisent l’expérimentation de technologies à haut risque. Des normes volontaires pour prendre la planète en otage.



Si la plupart des scientifiques ont quitté la Conférence de Copenhague sur le climat plutôt déprimés quant à la force de leur influence, un petit groupe de défenseurs de la géoingénierie en sont sortis enhardis par l’absence de résultats et l’incertitude qui en découle face à l’avenir. Ce groupe de scientifiques souhaite procéder à des recherches et à des expérimentations sur des technologies de géoingénierie controversées, et la « gestion du rayonnement solaire » (GRS) suscite chez eux un réel enthousiasme. La GRS est un type d’intervention permettant de « faire baisser le thermostat de la planète » en réfléchissant une portion des rayons solaires dans l’espace, au moyen d’une variété de techniques allant du déploiement d’écrans parasols dans l’espace à l’injection d’aérosols à base de sulfates dans la stratosphère, en passant par le blanchissement des nuages. Ces interventions très risquées pouvant altérer la planète auraient pour effet d’influer sur le réchauffement climatique sans pour autant s’attaquer à sa cause, qui est la concentration excessive de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.


La présentation de la géoingénierie à titre de plan B est effectuée très adroitement : des tables rondes constituées d’éminents experts et commanditées par des groupes prestigieux, une avalanche d’articles revus par des pairs publiés au cours du mois de janvier dans diverses revues scientifiques et une foule de politiciens paniqués dans les pays du Nord, qui acquiescent nerveusement lorsque des scientifiques affirment la « nécessité de procéder à des recherches sur le plan B[i] ». « Cette offensive de lobbying dure depuis plus d’un an déjà, mais elle vient d’entrer dans une nouvelle phase cruciale. Le monde doit porter attention », affirme Diana Bronson de l’ETC Group, une organisation vouée à la surveillance des technologies dont le bureau central se trouve au Canada. « Les partisans de la géoingénierie, poursuit-elle, prônent maintenant la réalisation d’essais en grandeur réelle avec certaines des technologies de modification du climat les plus risquées, et un grand nombre d’entre eux n’ont aucunement l’intention d’attendre la conclusion d’un accord international en matière de réglementation. Les gouvernements doivent leur dire qu’ils n’ont pas le droit d’appliquer ces techniques de géoingénierie à l’échelle planétaire. On ne peut pas s’attendre à ce que les pays industrialisés, qui sont à l’origine du problème du réchauffement climatique, déploient unilatéralement une solution technologique dont les impacts seraient le moins du monde équitables. »


 David Keith, un physicien canadien qui agit comme conseiller auprès de Bill Gates relativement au financement que celui-ci accorde à la géoingénierie, a fait montre d’une insolence particulière en déclarant que les expérimentations au moyen de ces technologies « rapides, peu coûteuses et imparfaites » constituent un « moyen de protection ». Dans la revue scientifique Nature[ii] par exemple, lui et ses coauteurs disent que le budget alloué à un éventuel programme international de recherche sur la GRS devrait être multiplié par cent (passer de 10 millions à un milliard de dollars) sur une période de dix ans. Il préconise des essais réalisés à une échelle suffisamment grande pour avoir un effet sur le climat, mais assez modeste pour « limiter les risques ». L’article, qui a attiré l’attention de nombreux médias populaires, aborde aussi l’épineuse question de la gouvernance, en la présentant comme un enjeu consistant à « établir un contrôle collectif légitime » afin d’éviter les actions unilatérales irresponsables. Mais Keith et ses coauteurs se prononcent contre la négociation d’un traité international – ou de tout autre type de réglementation internationale – car la réglementation pourrait entraîner des « lourdeurs » nuisant à la recherche ou même mener à une interdiction des essais. Ils appellent plutôt à l’adoption d’une « approche partant de la base », suivant laquelle les divers acteurs interviendraient dans le cadre d’une coordination « souple » où une relation « itérative » serait établie entre les scientifiques et un groupe sélect d’anciens politiciens et de dirigeants d’ONG qui étudierait les possibilités en matière de gouvernance, pendant que des essais seraient réalisés. Le message que Keith envoie aux politiciens est simple : il faut laisser aux scientifiques le contrôle de la discussion, tout en invitant les autres à s’y joindre ; l’approche doit prévoir un appui soutenu en faveur d’un ambitieux programme de recherche et d’essais ; et il ne faut PAS que les Nations Unies s’en mêlent[iii].


Un autre article publié il y a environ deux semaines dans la revue Science[iv] parle de la « politique de la géoingénierie ». Les auteurs, Blackstock et Long, plaident également en faveur d’une intensification de la recherche sur la GRS et souhaitent la réalisation d’essais « à échelle restreinte », mais émettent une mise en garde contre les « recherches ayant des impacts climatiques » (c’est-à-dire le déploiement des technologies) réalisées avant que soit mis en place un cadre international pouvant « faciliter le processus ». Ils demandent poliment aux scientifiques de « renoncer aux essais ayant des impacts climatiques et de limiter les essais à échelle restreinte jusqu’à ce qu’ils soient autorisés dans le cadre d’un processus international ouvert et légitime ». Ils se disent favorables à un processus volontaire selon lequel les scientifiques établiraient leurs propres normes, comme ils ont l’intention de le faire à l’occasion d’une rencontre qui aura lieu à la fin du mois de mars à Asilomar, Californie, rencontre qu’ils qualifient de « première étape[v] ». La notion de « code volontaire » régissant la recherche et les essais en géoingénierie a été défendue par des sociétés privées de fertilisation des océans ainsi que par la UK Royal Society[vi]. Mais les groupes de la société civile craignent que cette discussion empêche la réalisation d’un débat international plus fondamental sur le bien-fondé des technologies de géoingénierie.  


 Dans ce même numéro de la revue Science, Alan Robock et al.[vii] fournissent des preuves du danger que représentent les essais d’aérosols stratosphériques, et montrent que la gestion du rayonnement solaire « ne peut faire l’objet d’essais probants sans être mise en œuvre en grandeur réelle », ce qui « risque de perturber la production alimentaire sur une grande échelle ». Une importante dose d’aérosols injectée de façon continue serait nécessaire pour pouvoir distinguer les impacts réels sur le climat des « interférences » climatiques habituelles. Un tel déploiement, dont l’ampleur équivaudrait à une éruption semblable à celle du mont Pinatubo, en 1991, tous les quatre ans, pourrait effectivement faire diminuer la température mondiale moyenne de l’air en surface. Mais cela affecterait aussi l’approvisionnement en eau et en nourriture de plus de deux milliards de personnes !


Les gens qui croient que ces idées sont encore marginales devraient porter attention aux audiences mixtes sur la géoingénierie menées par les comités sur la science et la technologie de la Chambre des représentants américaine et la Chambre des communes du Royaume-Uni. Au cours des trois derniers mois, la succession de partisans de la géoingénierie qui se sont exprimés dans le cadre de ces audiences a réussi à noyer les opinions qui appellent à une approche plus prudente. De plus :

·      Bill Gates a versé des millions de dollars pour des recherches reliées à la géoingénierie depuis 2007[viii], et l’ancien technicien en chef de Microsoft, Nathan Myhrvold, est devenu un défenseur acharné de la GRS. L’entreprise de Myhrvold, Intellectual Ventures, a déjà plusieurs brevets en cours d’homologation pour des technologies issues de la géoingénierie[ix]

·      Le milliardaire Richard Branson a créé un « War Room du climat[x] » pour pouvoir travailler avec les « acteurs appropriés » dans le but de « créer un plan stratégique de gouvernance et de réglementation » dans le « champ de bataille » de la géoingénierie.

·      Plusieurs nouveaux programmes de financement de la recherche et groupes de réflexion sont mis sur pied, principalement aux États-Unis et au Royaume-Uni.

·      Le principal conseiller scientifique de Vladimir Poutine, Yuri Izrael, a dirigé l’année dernière, en Russie, une expérience à petite échelle de vaporisation d’aérosols à base de sulfates qui est passée totalement inaperçue, jusqu’à ce qu’un blogue populaire en fasse état[xi].


« C’est une chose d’étudier la géoingénierie en ayant recours à la modélisation informatique et à des tests en laboratoire. Mais c’en est une autre de laisser les hommes et les pays les plus riches du monde entreprendre des essais réels qui trafiquent le système climatique complexe de la planète, que nous ne comprenons pas entièrement. Suggérer un processus de gouvernance « partant de la base » pour de telles technologies parachutées d’en haut et risquant d’altérer la planète est absurde. S’ils veulent un vrai processus « partant de la base », ils doivent commencer par se préoccuper des populations qui, à la base, ont déjà été affectées par les changements climatiques causés par l’industrie. Or Gates, Branson et les élites partisanes de la géoingénierie sont bien loin de la base. Je suis certaine qu’ils éviteront de se mouiller les pieds tout en s’enrichissant, peu importe ce qu’il adviendra de la planète. Le lobby de la géoingénierie ne possède aucun mandat et n’a pas le droit de “gérer le rayonnement solaire” au nom de qui que ce soit », affirme Silvia Ribeiro, du bureau de Mexico de l’ETC Group.








NOTES

[i] Voir par exemple : la série de tables rondes sur la géoingénierie organisée par la Royal Society et ses partenaires au centre Bella, à Copenhague, archivée à http://www.cigionline.org/articles/2009/12/cop-15-side-event-international-governance-geoengineering-research ; la longue entrevue de Fareed Zakaria avec Nathan Myhrvold sur CNN, le lendemain de l’échec de Copenhague, à http://www.cnn.com/video/#/video/podcasts/fareedzakaria/site/2009/12/20/gps.podcast.12.20.cnn?iref=allsearch ; l’article de David Keith dans la revue Nature, intitulé « Research on Global Sunblock Needed Now » (voir plus bas), obtient 112 mentions à l’issue d’une recherche Google Actualités ; des audiences mixtes sur la gouvernance en matière de géoingénierie se déroulent actuellement aux États-Unis et au Royaume-Uni, et la plupart des personnes invitées à témoigner jusqu’ici prennent part activement à la recherche et développement dans ce domaine. Voir les communiqués de presse « Sub-Committee Examines Geoengineering Strategies and Hazards », à http://science.house.gov/press/PRArticle.aspx?NewsID=2741, et « New Enquiry: The Regulation of Geoengineering », à http://www.parliament.uk/parliamentary_committees/science_technology/s_t_pn10_091105.cfm.
[ii] David Keith, Ed Parsons et Granger Morgan, « Research on Global Sun Block Needed Now », Nature, vol. 463, 28 jan. 2010, disponible (pour les abonnés) à http://www.nature.com/nature/journal/v463/n7280/full/463426a.html.
[iii] Voir aussi le témoignage de David Keith devant l’UK Parliamentary Committee on Science and Technology à http://www.publications.parliament.uk/pa/cm200910/cmselect/cmsctech/uc221-i/uc22102.htm.
[iv] Jason J. Blackstock et Jane C. S. Long, « The Politics of Geoengineering », Science, 29 janvier 2010, vol. 327, no 5965, p. 527.
[v] Voir l’annonce de la Conférence dans le groupe Google sur la géoingénierie : http://groups.google.com/group/geoengineering/browse_thread/thread/a573142a46029eb8/56b306ddbd7c3498?lnk=gst&q=Asilomar#56b306ddbd7c3498.
[vi] Voir UK Royal Society, Geoengineering the Climate: Science, Governance and Uncertainty, 2009, recommandation 7, page 61. Le nouveau groupe Climos, en Californie, prône aussi un code volontaire en matière de fertilisation des océans, à http://www.climos.com/standards/codeofconduct.pdf.
[vii] Alan Robock, Martin Bunzl, Ben Kravitz, Georgiy L. Stenchikov, « A Test for Geoengineering? », Science, 29 janvier 2010, vol. 327, no 5965, p. 530-31.
[viii] Eli Kintisch, « Bill Gates Funding Geoengineering Research », Science Insider, 26 janvier 2010, disponible à http://blogs.sciencemag.org/scienceinsider/2010/01/bill-gates-fund.html.
[ix] Voir ETC Group, Retooling the Planet? Climate Chaos in a Geoengineering Age, Société suédoise de conservation de la nature, 2009, p. 30.
[xi] Voir Chris Mooney, « Copenhagen: Geoengineering’s Big Break? », http://motherjones.com/environment/2009/12/copenhagen-geoengineerings-big-break ; voir aussi Yu A. Izrael et al., « Field Experiment on Studying Solar Radiation Passing Through Aerosol Layers », Russian Meteorology and Hydrology, 2009, vol. 34, no 5, p. 265-273.






VOIR AUSSI :


• Sur notre blog, Retooling the planet :
portrait sonore et travaux sur la géoingénierie de l'ETCgroup.


• Sur le blog d'ACSEIPICA :
Surveillance de la géo-ingéniérie, des citoyens américains s'engagent.


Geo engineering watch, la surveillance de la géo-ingéniérie
Un meeting scientifique sur la géo-ingéniérie va se dérouler à San Diego (Califormie) du 18 au 22 février.
Le discours de ses promoteurs est d'industrialiser la géo-ingéniérie afin de "lutter contre le réchauffement climatique".
Or, c'elle est la cause des problèmes climatiques et elle empoisonne déjà gravement la vie de tout ce qui vit.
Un rassemblement citoyen pacifique de protestation est organisé, constitution américaine en main.
Tous les détails, en anglais, sur l'excellent site
Merci aux traducteurs(trices) éventuels
Mais aussi, en français
http://www.etcgroup.org/en/node/5074








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Praise the beam !!

Posted on samedi, février 13, 2010, under ,












Proposé par JamYang:







En s'intéressant à EISCAT,
et à la capacité de ce type d'équipements à générer des "émissions optiques artificielles".

Nous avons compilé plusieurs liens :





Nov 1988 . 


" High-power electromagnetic waves beamed into the ionosphere from ground-based transmitters illuminate the night sky with enhanced airglow. The recent development of a new intensified, charge coupled-device imager made it possible to record optical emissions during ionospheric heating. Clouds of enhanced airglow are associated with large-scale plasma density cavities that are generated by the heater beam. Trapping and focusing of electromagnetic waves in these cavities produces accelerated electrons that collisionally excite oxygen atoms, which emit light at visible wavelengths. Convection of plasma across magnetic field lines is the primary source for horizontal motion of the cavities and the airglow enhancements. During ionospheric heating experiments, quasi-cyclic formation, convection, dissipation and reappearance of the cavites comprise a major source of long-term variability in plasma densities during ionospheric heating experiments. "


• Fev 2005.
Creation of visible artificial optical emissions in the aurora by high-power radio waves

Nature 433, 498-500 (3 February 2005) | doi:10.1038/nature03243;
Received 13 September 2004; Accepted 6 December 2004

Todd. R. Pedersen (1),  Elizabeth A. Gerken (2)


(1) : Space Vehicles Directorate, Air Force Research Laboratory, Hanscom Air Force Base, Massachusetts 01731, USA
(2) : Department of Electrical and Computer Engineering, Cornell University, Ithaca, New York 14853, USA 

" Generation of artificial light in the sky by means of high-power radio waves interacting with the ionospheric plasma has been envisaged since the early days of radio exploration of the upper atmosphere, with proposed applications ranging from regional night-time street lighting to atmospheric measurements. 
Weak optical emissions have been produced for decades in such ionospheric 'heating' experiments, where they serve as key indicators of electron acceleration, thermal heating, and other effects of incompletely understood wave–particle interactions in the plasma under conditions difficult to replicate in the laboratory. 
The extremely low intensities produced previously have, however, required sensitive instrumentation for detection, preventing applications beyond scientific research. Here we report observations of radio-induced optical emissions bright enough to be seen by the naked eye, and produced not in the quiet mid-latitude ionosphere, but in the midst of a pulsating natural aurora. This may open the door to visual applications of ionospheric heating technology or provide a way to probe the dynamics of the natural aurora and magnetosphere. "








Man-made aurorae
Human space exploration and satellite survival are compromised by the variable radiation levels encountered in near-earth space. Given our society’s ever-increasing reliance on satellite systems, there is an urgent need to protect these costly orbital assets. Extending their lifetimes makes good economic sense. Research into 'radiation belt remediation' focuses on actively injecting radio waves into the near-earth space environment, to encourage high energy radiation to fall harmlessly into the earth’s upper atmosphere.
Man-made aurora viewed through an image-intensifying camera. In this view, looking up from the ground, the red patch of aurora is only visible when the transmitter is turned on (credit: Mike Kosch, Lancaster University).

Radio waves travelling through a plasma can accelerate electrons to high energies. This is partly how the aurorae are created naturally in the ionosphere in the first place. However, the interactions are extremely complex. They depend on many factors, such as the radio wave frequency and power, the electron’s initial energy, and the magnetic field strength and direction.

At the Department of Communication Systems, Lancaster University, the Space Plasma Environment and Radio Science group is working on an extraordinary project: to beam narrow jets of radio energy into the ionosphere and create controllable artificial aurorae. These experiments use high-power radio transmitters belonging to the US Air Force Research Lab in Alaska, the EISCAT Radar Association in Norway and the British-built SPEAR facility on Svalbard, designed and operated by the University of Leicester.

The 'glow' generated by these experiments is extremely faint, and only visible with special instruments. Even so, the controllable nature of the beams delivers a great opportunity to understand the mechanisms that trigger natural aurorae. One day we might even be able to dampen the effects of serious space weather storms, using similar techniques. It's a far-off dream, which nevertheless promises impressive scientific data in the meantime.



Pulsating patch of man-made aurora












• Fevrier 2010
"PRAISE" :






Source doc :
http://www.eiscat.se:8080/schedule/comment.cgi?fileName=2010020429753&Start=1530&End=1930



"In the over-dense ionosphere: To determine the energy spectrum of HF pump-induced accelerated electrons resulting from various plasma resonances. In the under-dense ionosphere: To determine whether purely collisional heating of a plasma can produce artificial optical emissions. For both the above cases, we will measure the neutral temperature increase resulting of ionospheric modification for the first time, along with the ion and electron temperatures. For an overdense ionosphere, the Heater will operate in a standard cycle of 2-min on, 2-min off in O-mode. The beam pointing will alternate between field-aligned and vertical. For an underdense ionosphere, the Heater will operate in a standard cycle of 2-min on, 2-min off with beam pointing field-aligned. The polarisation will alternate between O-mode and X-mode. The UHF monostatic radar will track the Heater beam using a standard radar code, e.g. beata. Moon-free, cloud-free sky and geomagnetically quiet conditions are required. Cancellations are anticipated."














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