http://www.etcgroup.org/en/node/5229


Moratoire sur la géoingénierie à la rencontre ministérielle des Nations Unies au Japon











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Plus à propos d' ETC group  dans les pages de ce blog :

Entretien avec Pat Mooney d' ETC group + "Geopiracy: The Case Against Geoengineering"
24 octobre 2010

Planktos et la dangereuse (mais tellement lucrative) fertilisation des océans
24 octobre 2010

ETCgroup à Nagoya
24 octobre 2010

Faire face à la science-fiction des solutions climatiques
16 octobre 2010

Expériences de géoingénierie contestées lors d'une réunion de l'ONU à Nairobi
15 mai 2010

Arrêtons la géoingénierie : notre planète n’est pas un laboratoire
25 avril 2010

Non à la planification mondiale de la géoingénierie !! Non à Asilomar !!
22 mars 2010

TRADUCTION DU RAPPORT D'ETC-GROUP SUR LA GEOINGENIERIE. Retooling the planet ? (suite)
1er mars 2010

Vous "convertir à", et vous "enrichir avec" la géo-ingénierie
27 février 2010

Communiqué de presse ETC group du 12 février 2010
16 février 2010

Retooling the Planet ?
25 janvier 2010








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http://www.realityzone.com/whatspray.html

The Chemtrail/Geo-Engineering Coverup

Produit par G. Edward Griffin,
Michael Murphy, and Paul Wittenberger


A ce jour, il n’est pas une personne qui n’ait vu ces bandes de nuages blancs s’entrecroisant, que les avions à réaction laissent derrière eux, s’étendant d’un horizon à l’autre, jusqu’à transformer le ciel en une brume obscure. Notre intelligence innée nous dit que celles-ci ne sont pas que de simples traînées de vapeur de moteurs à réaction, mais personne n’a encore exploré les questions : QUI fait ça et POURQUOI. Avec la sortie de cette vidéo, tout ceci a changé. Voici l’histoire d’une industrie se développant rapidement appelée géo-ingénierie, menée par des scientifiques, des industries et gouvernements dans le but de modifier le climat mondial, contrôler le temps, et altérer la composition chimique des sols et de l’eau – le tout bien évidemment pour le bien de l’humanité.
Bien que les officiels insistent sur le fait que ces programmes n’en sont qu’en phase de discussion, les preuves qu’ils sont en route depuis environ 1990 abondent – et leurs effets ont été dévastateurs pour les récoltes, la faune et flore et la santé humaine.
On nous vaporise de substances toxiques sans notre consentement, et pour ajouter l’insulte à l’injure, ils nous mentent à propos de ça.
Ne regardez pas ce documentaire si vous faites de l’hypertension. DVD. 95 minutes.
(Texte de présentation traduit par les insoumis)





http://www.realityzone.com/whatspray.html

What in the World Are They Spraying?
DV63C_will_ship_Oct_22$19.50                      commander le DVD.










POUR VOIR LE DOCUMENTAIRE EN "WEBVIEW":


En VO sur youtube

OU

En VO sous-titrée fr sur dailymotion
(Traduction et sous-titrage par hussardelamort)














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Un article du 15 octobre 2010, sur France24
Par Sébastian SEIBT

À partir du 1er novembre, la Bourse de Chicago va permettre de spéculer sur la pluie. Une initiative originale qui n'est que la dernière en date dans le catalogue des produits étranges sur lesquels les traders peuvent parier.
Les traders vont littéralement pouvoir faire pleuvoir des dollars. À partir du 31 octobre, la Bourse de Chicago permettra de spéculer sur la pluie. Plus exactement, il sera possible de parier sur la hausse ou la baisse des précipitations dans neuf grandes villes aux États-Unis (comme New York, Chicago, Portland ou encore Detroit).

Cette place boursière – la deuxième plus grande des États-Unis en ce qui concerne les contrats à terme – justifie ce choix surprenant par les risques accrus des variations climatiques. "Un grand nombre d’industries, de l’agroalimentaire au divertissement, dépend des conditions météorologiques", explique Tim Andriesen, directeur des investissements alternatifs à la bourse de Chicago.

Des contrats sont établis en fonction des prévisions de pluie, sur une certaine période, à un terme donné. Plus il y aura de précipitations, plus le contrat se vendra cher.  De leurs côtés, les investisseurs et boursicoteurs de tout poil peuvent parier sur une hausse ou une baisse des intempéries, entre le moment où le contrat est émis et celui où il arrive à échéance. Si l’objet du contrat sort de l’ordinaire, la spéculation, elle, reste donc la même que pour n’importe quel produit financier.
 
La bourse de Chicago n’en est pas à son coup d’essai météorologique. La pluie viendra en fait boucler la boucle de son offre climatique. Jusqu’à présent, il était déjà possible de spéculer sur les ouragans, les chutes de neige et le gel.

Mais les averses et autres phénomènes climatiques ne sont pas les seuls produits insolites prisés des spéculateurs. Les routes commerciales, notamment le prix du transport de frêt par bateau, sont déjà depuis quelques temps présentes sur certains marchés de contrat à terme.

La possibilité de spéculer sur la réussite ou non d’un film a même fait l’objet d’un amendement à la réforme du système financier américain en juin dernier. Le texte final interdit ce genre de spéculation, alors que la commission américaine pour les produits financiers l’avait autorisé quelques semaines auparavant…

Enfin, à la Bourse de Chicago, il est également possible de parier sur les variations mensuelles du taux de chômage aux États-Unis… Une statistique particulièrement sensible en ces temps de crise, que la place financière a rangé pudiquement sous l’appellation "événement économique".

Source: http://www.france24.com/fr/20101015-bourse-chicago-speculation-pluie-contrat-terme-climat-produit-derives-diversite-etrange








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Extrait de l'émission radio "Terre à Terre" du 23 octobre 2010.


Entretien avec Pat Mooney d'ETC group, à propos de la COP10 de Nagoya sur la biodiversité et du moratoire sur la géoingénierie et la biologie synthétique.

Télécharger l'extrait en mp3 =>  ICI







Retrouvez aussi, à propos de ces sujets, le dernier rapport d'ETCgroup:











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Traduction d'un extrait de Dumping on Gaïa
19 juin 2007 - http://www.etcgroup.org/en/node/637





Planktos Inc., une compagnie de géoingénierie à but lucratif, dont les bureaux sont fixés aux EU et au Canada, a annoncé qu'elle allait enfouir 100 tonnes de particules de métal dans l'ouest de l'Océan Pacifique, près des Iles Galapagos, un acte très critiqué car c'est une violation des lois nationales et internationales de protection des océans, et il peut causer de sérieux dégâts aux écosystèmes de l'océan.
Planktos vend des « crédits carbone » aux particuliers qui veulent « alléger » leur impact personnel sur le changement climatique. La compagnie affirme que les particules de métaux vont stimuler la croissance du plancton mangeur de dioxyde de carbone et surtout lui permettre de faire des affaires sur le marché du carbone.
(...)Toutefois, selon les documents soumis par le gouvernement américain à la Convention de Londres, Planktos a informé l'EPA le 23/05/2010 que « la compagnie utilisera un bateau qui ne sera pas de nationalité américaine afin de pouvoir enfouir les particules de façon à ne pas être sujette à la régulation américaine du United States'Ocean Dumping Act. »
« Nous sommes dans l'hypocrisie avec Planktos, qui se dit être une entreprise 'verte', et qui à présent projette de 'sous traiter' leurs enfouissement à un navire étranger pour échapper à la surveillance environnementale américaine, » a dit Jim Thomas d'ETC Group, une société civile basée au canada qui suit de près les activités de Planktos. « Il est clair qu'il n'y a de vert que les billets que Planktos espère engranger en vendant des crédits carbone. »
« Planktos continue de déclarer qu'ils vont enfouir des nanoparticules de métal, et nous savons qu'ils cherchent un nouveau drapeau à leur navire, alors nous suggérons une nouvelle compagnie de navigation qui porterait le drapeau d'alerte 'nano hazard', » a dit Hope Shand d'ETC Group, qui a sponsorisé auparavant cette année une compétition de graphisme pour le nano-hazard warning symbol  étiquetant le nanomatériel géoingénieurisé.


Source:http://www.etcgroup.org/en/node/637









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ETCgroup à Nagoya

Posted on dimanche, octobre 24, 2010, under












Dans leur dernier briefing avant la CBD COP10 de Nagoya, où ils vont présenter un moratoire sur la géoingénierie (et autres technologies à risques),  ETCgroup résume ce qu'est la géoingénierie.

Briefing and recommendations for Delegates to CBD COP10 in Nagoya


 Nous ne traduirons pas ce briefing car sont contenu est un résumé de données présentées dans leur rapport de 2009, intitulé:  Retooling the Planet: Climate Chaos in a Geoengineering Age.
Une traduction de ce rapport "Réautomatiser la planète?" est déjà disponible sur nos pages.


Par contre, au bas de ce briefing, deux notes (annotant des passages différents du texte) ont retenu notre attention. Nous les traduirons donc ici.





Note 2:
ETC Group ne définit pas la géoingénierie exclusivement sous le prisme du climat. Bien que réelle, la crise climatique est aussi un prétexte qui arrange la géoingénierie. Dans un autre contexte politique, les stratégies de la géoingénierie pourraient être appliquées à des crises (comme la pénurie d'eau ou le déséquilibre des cycles de l'azote). James Fleming a fait remarquer le manque de logique à restreindre la définition d'une technologie à ses objectifs déclarés. Cf. James Rodger Fleming, Fixing the Sky: the Checkered History of Weather and Climate Control, New York: Columbia University Press, 2010, pp. 228-230.



Note 3:
Voir, par exemple, “Optimizing Climate Change Reduction,” Carnegie Institution, Department of Global Ecology, 2010, qui rapporte d'après une étude de Ken Caldeira et George Ban-Weiss, « comment, si les gens décidaient quel type de climat ils voulaient, ils pourraient être en mesure de déterminer le modèle de distribution d'aérosols qui correspondrait le mieux à leurs objectifs climatiques;
Voir: http://carnegiescience.edu/news/optimizing_climate_change_reduction











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 Article original en anglais: http://www.etcgroup.org/en/node/5211
 Traduit en français par Les Lucindas.






Les Nations Unies pour faire face à la science-fiction des solutions climatiques au meeting sur la biodiversité.
La Société Civile en appelle à la précaution.

Alors que les ministères de l'environnement de 193 pays font le point sur l'état dramatique de la biodiversité à la Convention sur la Biodiversité (CDB) à Nagoya, au Japon la semaine prochaine (18-29 octobre 2010), ETC Group prévient du danger imminent représenté par les « remèdes technologiques » qui affirment détenir les clefs pour résoudre la crise climatique, et qu'il faudrait geler immédiatement.

Le meeting, qui est le point fort de l'Année Internationale de la Biodiversité, va débattre sur un moratorium de facto sur la dissémination de formes de vie synthétiques (une forme d'ingénierie génétique extrême mise sur le marché par les industries sous l'étiquette « économie verte ») dans l'environnement et sur les activités de géoingénierie (la manipulation massive et globale des systèmes de la planète). Les lois internationales existantes ne peuvent pas effectuer de contrôles adéquats pour ces nouvelles technologies controversées.

ETC Group est en train de sortir trois nouveaux rapports et organise trois événements alternatifs dans Nagoya sur ces technofixes, pour expliquer quels sont les intérêts qu'ils servent et les risques inhérents à leur développement si on ne les contrôle pas.

1. La biologie synthétique: le corps scientifique du CDB qui s'est rencontré plus tôt cette année a recommandé l'interdiction de la dissémination d'organismes ingénieurisés dans l'environnement. La biologie synthétique, ou l'ingénierie génétique extrême, menace les écosystèmes les plus fragiles par des disséminations potentiellement accidentelles. La biodiversité est d'autant plus menacée par la commercialisation de tels organismes menée par des compagnies transnationales qui cherchent à marchandiser les ¾ de la biomasse mondiale qui n'est pas encore sous leur contrôle.
Le rapport d'ETC The New Biomasters: Synthetic Biology and the Next Assault on Biodiversity and Livehoods sera disponible le 1er novembre 2010; ses conclusions seront discutées dans un événement alternatif à Nagoya le 18/10/2010 (à 13:15, salle 212A, Bldg 2, 1er étage). Une version est déjà disponible sur http://www.etcgroup.org/en/node/5201.


2. La géoingénierie: Le corps scientifique du CBD a proposé plus tôt dans l'année que les États fassent en sorte qu'aucune activité d'ingénierie climatique ne soit mise en place jusqu'à ce que les risques et impacts soient évalués. Si elle est acceptée, cette proposition devrait enrayer les expérimentations sur le terrain de projets controversés altérant le système planétaire, comme la fertilisation des océans, les aérosols stratosphériques et le blanchissement des nuages. Trois rapports influents sur la géoingénierie sont attendus à Washington dans les 3 prochaines semaines. Les expérimentations de piratage climatique sont l'objet d'une coalition d'opposition menée par des organisations non gouvernementales et des associations sur le nom de Home Campaign, entre autres.(www.handsoffmotherearth.org)
Le rapport d'ETC Geopiracy: The Case Against Geoengineering, sera disponible le 18/10/ 2010; ses conclusions seront discutées dans un événement alternatif à Nagoya le 19/10/2010 (à 13:15, salle 234A, Bldg 2, 3ème étage). Une version est déjà disponible sur http://www.etcgroup.org/en/node/5201.


3. Les brevets mettant à mal la biodiversité. Sous couvert de développer des semences « adaptées aux dérives climatiques », des centaines de génomes brevetés ont été développés dans les deux dernières années. Trois compagnies – DuPont, BASF, et Monsanto – en possèdent les 2/3. Les semences génétiquement ingénieurisées, « adaptés à des facteurs climatiques ciblés » sont une fausse solution au changement climatique qui va augmenter la dépendance des producteurs aux semences génétiquement modifiées, mettre en danger la biodiversité et menacer la primauté des cultures alimentaires. La rencontre des gouvernements à Nagoya doit mettre un terme à l'assaut du vivant par les brevets.
Le rapport d'ETC Gene Giants Stockpile Patents on “Climate-Ready” Crops in Bid to Become Biomassters sera disponible et discuté dans un événement alternatif à Nagoya le 25/10/2010 (à 16:30, salle 236, Bldg 2, 3ème étage).


Contact information for ETC Group (NOTE DIFFERENT TIME ZONES)
At the CBD in Nagoya, Japan:

Pat Mooney: mooney@etcgroup.org (Mobile +1-613-240-0045)
Silvia Ribeiro: silvia@etcgroup.org (Mobile: + 52-1-55-2653-3330)
Neth Dano: neth@etcgroup.org (Mobile: + 63-917-532-9369)
In Auckland, New Zealand
Cindy Baxter, cindybax@gmail.com,
In Montreal, Canada:
Diana Bronson: diana@etcgroup.org (Mobile: +1-514-629-9236)
In San Francisco, USA
Jeff Conant: jefeconant@gmail.com (Mobile: +1 575 770 2829)





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    + à propos d' ETCgroup :

A special issue of Pambazuka News (Issue # 499), produced in collaboration with ETC Group, presents a range of articles discussing developments in new technologies and the alarming implications for the African continent and the global South at large. This collection outlines the sheer scale of this 'technological tsunami' and the immense challenges for Africa’s self-determination and for biodiversity. The articles expose the dangers of governments giving free rein to corporations to use new technologies to solve problems that at root require social and political solutions.

- New technologies and the threat to sovereignty in Africa - Firoze Manji and Molly Kane
- The big squeeze: Geopirating the remaining commons - Pat Mooney
- Big continent and tiny technology: Nanotechnology and Africa - Kathy Jo Wetter
- Biopiracy, the intellectual property regime and livelihoods in Africa - Oduor Ong’wen
- The new biomassters and their assault on livelihoods - Jim Thomas
- Synthetic biology in Africa: time to pay attention - Gareth Jones and Mariam Mayet
- Pulp fact or fiction? - Khadija Sharife
- Unclean development mechanism - Blessing Karumbidza
- Of InfraREDD and InfoREDD - Pat Mooney
- Eco-certification: Who watches the watchers? - Khadija Sharife
- Is seed recuperation possible? - Anne Maina
- Geoengineering the planet: What is at stake for Africa? - Diana Bronson
- Voices of resistance and hope from the World People’s Conference on Climate Change - Silvia Ribeiro
- Biotechnology and dispossessions in Kenya - Khadija Sharife
- Further reading on biofuels, land rights and land grabbing
- Hands Off Mother Earth: Support the international campaign
- A note about ETC Group - ETC Group








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Cet article est extrait du magazine NEXUS n°70.
Il a été compilé et rédigé par Priska Ducœurjoly,
qui est aussi l'auteur de La société toxique, chez ResPublica (2010)

Article conservé ici pour archive, car l'auteur cite notre traduction du rapport d'ETCgroup sur la géoingénierie (cf: "Réautomatiser la planète").



chemtrails, nuage ou épandage ? - nexus numéro 70








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Les anglais (et les américains) sont de grands ambassadeurs pro-géoingénierie depuis quelques années.
 La recette est simple:  après avoir fait monter la sauce, les voilà prêts à légiférer et s'enrichir sur la mise en place du Plan B, le tout assaisonné au double discours (ou comment réglementer l'utilisation éventuelle de technologies qui sont, en fait, déjà largement utilisées.)

Aujourd'hui le potage (l'article ci-dessous) vous est servi par " le plus large service de veille technologique internationale en provenance du réseau mondial des Services Scientifiques des Ambassades de France ": bulletins-electroniques.com, un  service ADIT    ( qui officiellement "aide à anticiper les mutations pour mieux s'y préparer...")

En fait, ce bulletin a juste pour but de donner un feu vert implicite à la banalisation et la généralisation de la géoingénierie, mais  uniquement  pour  ceux  qui  veulent  bien s'intéresser au spectacle...






BE Royaume-Uni 105  - 14/09/2010
Environnement

Géo-ingénierie : un cadre réglementaire s'avère indispensable
 http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64451.htm

Le terme géo-ingénierie (geoengineering) désigne l'ensemble des techniques spécifiquement conçues pour modifier le climat à une échelle globale dans le but de contrer le changement climatique résultant des activités humaines. Le Royaume-Uni, qui s'est engagé à réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 pour tenter d'enrayer le réchauffement climatique, considère la géo-ingénierie comme un "Plan B" destiné à suppléer les programmes en cours (développement de l'énergie éolienne, réseaux de distribution d'énergie intelligents, ...) dans le cas où la diminution des émissions de gaz à effet de serre ne suffise pas à enrayer la hausse des températures. C'est pourquoi le Science and Techology Select Committee (Comité Parlementaire sur la Science et la Technologie) composé de membres de la Chambre des Communes a publié en mars dernier un rapport issu de travaux conjoints avec son homologue américain, le US House of Representatives Science and Technology Committee (Comité sur la Science et la Technologie de la Chambre des Représentants des Etats-Unis), sur la question de la réglementation et du contrôle de la géo-ingénierie.

Les techniques de manipulation du climat sont nombreuses et variées (voir dans Science & Technologie au Royaume-Uni de novembre-décembre 2009, p18). Celles-ci sont communément rassemblées en deux grandes catégories selon qu'elles visent à retirer le dioxyde de carbone de l'air pour atténuer l'effet de serre (CDR, Carbon Dioxide Removal) ou qu'elles manipulent les radiations lumineuses issues du Soleil pour augmenter la quantité d'énergie réfléchie par la Terre et son atmosphère et donc abaisser la température (SRM, Solar Radiation Management). En préambule à son étude, le comité n'a pas jugé inutile de s'attarder sur la définition exacte qu'il convenait de donner au terme géo-ingénierie et sur le périmètre qu'il recouvre. Par exemple, en insistant sur la dimension globale des modifications du climat induite par les techniques de géo-ingénierie, les députés en excluent l'insémination des nuages (déjà utilisée dans un grand nombre de pays, et notamment massivement en Chine). En effet, elle ne donne lieu à des modifications de climat que sur un espace et une période limités.

L'essentiel du travail des comités parlementaires britannique et américain a consisté en une réflexion sur la réglementation par laquelle il faudra encadrer la géo-ingénierie à partir du stade de la recherche jusqu'à un éventuel déploiement. Les députés fondent la nécessité d'établir sans tarder une telle réglementation sur trois principales raisons :
- les techniques de géo-ingénierie donnent potentiellement à un pays la capacité de modifier de manière unilatérale le climat ;
- des tests sont d'ores et déjà en cours sur certaines techniques de géo-ingénierie ;
- investir dans la recherche dès maintenant, et ce dans un cadre réglementaire bien défini, est indispensable pour faire de la géo-ingénierie une alternative crédible si le besoin s'en faisait sentir.

Une fois posée la nécessité d'une régulation, les membres du comité ont cherché à déterminer des critères sur lesquels elle pourrait s'appuyer. En effet, de par la diversité des techniques faisant partie de la géo-ingénierie (mais surtout la diversité de leurs conséquences), il n'apparaît ni approprié ni possible de formuler une réglementation unique qui s'appliquerait à toutes. En conséquence, le comité propose de les classer selon différents facteurs listés ci-dessous afin d'évaluer la nature des contrôles appropriés à chacune :
- les effets que les différentes techniques peuvent avoir au-delà des frontières du pays qui les met en oeuvre ;
- la dispersion d'éléments potentiellement dangereux dans l'environnement ;
- les conséquences directes sur les écosystèmes.

Ainsi, les députés de la Chambre des Communes affirment qu'une réglementation et un contrôle gradués sur les recherches et le développement en matière de géo-ingénierie s'avèrent indispensables. A partir de là, il reste à poser le problème du cadre qui serait le mieux adapté pour mettre en place et faire respecter ces règlements, et celui des principes de base qu'ils serviront à garantir. Etant donné le caractère transnational des éventuels effets négatifs de la géo-ingénierie que des textes réglementaires chercheraient à bannir, il est clair que ceux-ci ont vocation à être définis à un niveau international. Si les députés évoquent l'Organisation des Nations-Unies comme responsable, à terme, de ce contrôle, ils soulignent également l'importance du rôle que les gouvernements nationaux, et celui du Royaume-Uni en particulier, ont à jouer pour amener la question de la géo-ingénierie à l'ordre du jour des discussions internationales et lancer le processus de réglementation. Quant aux principes de base des futurs textes internationaux, le comité les exprime en cinq points :
- la géo-ingénierie et les recherches et le développement associés doivent être encadrés dans l'intérêt du public (sans toutefois bannir les investissements privés, bien au contraire) ;
- la participation des instances publiques, qu'elles soient nationales ou internationales, dans les prises de décision relatives à la géo-ingénierie, est nécessaire ;
- la recherche dans ce domaine et ses résultats doivent être entièrement rendus publics pour faciliter la compréhension des risques inhérents à la géo-ingénierie et être en mesure de rassurer les populations ;
- l'impact potentiel des projets de géo-ingénierie doit être évalué par des groupes de travail indépendants de ceux qui produisent la recherche et qui s'organisent au niveau approprié (régional, national ou international) selon l'étendue des risques engendrés ;
- le déploiement de dispositifs faisant appel à des techniques de géo-ingénierie ne doit pas se faire avant la mise en place d'une gouvernance robuste sur le sujet et la définition de règles contraignantes.

Le rapport du Science and Technology Select Committee plante le décor dans lequel doit s'inscrire le travail de régulation à effectuer au niveau du gouvernement du Royaume-Uni puis à l'échelle internationale pour prévenir un développement incontrôlé et dangereux de la géo-ingénierie. Mais il témoigne aussi d'une innovation sur le plan diplomatique : le travail en commun avec un comité du même type aux Etats-Unis. Cette coopération s'est faite en dehors de protocoles prédéfinis (qui n'existent à l'heure actuelle que pour des travaux communs entre des députés de la House of Commons, Chambre des Communes, et d'autres de la National Assembly for Wales, Assemblée Nationale du Pays de Galles), et sans que les deux comités parlementaires ne siègent ensemble. Elle s'est fondée sur le partage d'informations au cours de fréquents contacts entre les élus des deux côtés de l'Atlantique. A l'issue de cette expérience, le Comité sur la Science et la Technologie conclut que la nature globale des défis liés à la science et la technologie appelle à renouveler des collaborations de ce type avec d'autres gouvernements. Il suggère même que, le cas échéant, un membre du comité partenaire assiste en qualité d'observateur aux sessions du Select Committee par l'intermédiaire d'une liaison vidéo par exemple.

La géo-ingénierie est donc un sujet sur lequel le gouvernement britannique, s'il suit les recommandations du rapport du Science and Technology Select Committee de la législature précédente, devrait se pencher dans un futur proche. Il semble pertinent que ce groupe de députés encourage son gouvernement à agir dès maintenant, avant d'avoir à faire face à des évolutions irréversibles du climat.


Source :
- House of Commons, Science and Technology Select Committee, 5ème rapport de la session parlementaire 2009-2010, 18/03/2010 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/XrQfk
- Bulletins Electroniques, 21/01/2010, Géo-ingénierie : science, gouvernance et incertitude - http://www.bulletinselectroniques.com/actualites/61972.htm
Rédacteur :
Joël Constant
 
Origine : BE Royaume-Uni numéro 105 (14/09/2010) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64451.htm







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