Royal rainmaking in Thailand

Posted on mardi, novembre 30, 2010, under ,









Vidéo dénichée par Asokka
Vue sur http://www.dailymotion.com/pat2san





Le roi de thailande émus par la précarité de ses citoyens paysans, touchés par la sècheresse à certaine saison, explique au travers de ce dessin animé, les mesures de géoingénierie prisent par le gouvernement ! (...)












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Vu sur http://newyorkskywatch.com/
le 19 nov et le 26 nov 2010






WHO OWNS THE WEATHER?

GREENWICH LIBRARY
101 WEST PUTNAM – GREENWICH, CT
NOVEMBER 21, 2010 – 2:00-4:00 PM
COME TO A PRESENTATION ON HOW THE WEATHER AND CLIMATE ARE BEING MANIPULATED BY GOVERNMENTS, MILITARIES, UNIVERSITIES, PRIVATE INDIVIDUALS, CORPORATIONS, TERRORISTS
SPEAKERS

PAULINE CANTWELL – 1490 WGCH RADIO
GEOFF BRADY – WBAI (PACIFICA) RADIO
CINDY PIKOULAS – EDUCATOR/ACTIVIST
TOPICS TO BE DISCUSSED
CLIMATE ENGINEERING
GEOENGINEERING – SOLAR RADIATION MANAGEMENT
HAARP
WEATHER WARFARE
This event is free and open to the public
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Lecteur vidéo (7 parties)


Source: http://www.youtube.com/budgetmoon















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Source image: "Royal Society: Our Planet is not your experiment" un article publié par http://www.handsoffmotherearth.org/







Compte rendu par Saskia Messager (association ACSEIPICA),
sur le "ROYAL SOCIETY DISCUSSION MEETING ON GEOENGINEERING"
qui se tenait à Londres, le 09 NOV 2010.



Ci-dessous vous trouverez nos observations et un court rapport concernant nos interventions pendant le discussion meeting du Royal Society on Geoengineering.


Rencontre-débat: La Géoingénierie - prendre le contrôle du climat de notre planète
Organisateurs: M. Andy Ridgwell, le professeur Chris Freeman, professeur Richard Lampitt
Lieu: Royal Society, 6-9 Carlton House Terrace, Londres, UK
Dates: 8 et 9 Novembre 2010

Dans le fichier pdf ci-joint vous trouverez le programme complet, les résumés, les biographies des conférenciers et des listes de participants. John Shepherd n'était pas sur la liste, mais très présente.

Militants pour un ciel bleu:
Claire Henrion, Saskia Messager (ACSEIPICA, France) les deux jours
Andrew Johnson (Royaume-Uni) le 09/11/2010


Présence d’ONG

Le lundi matin, à l’arrivée à la Royal Society, quelques membres de «Hands of Mother Earth» avaient accroché une banderole «Stop la géo-ingénierie» et distribuaient des petits papiers avec les déclarations "nous sommes là pour s'opposer à la géo-ingénierie" et de contester le rôle de la Royal Society . A part cette action, aucun action a été menée par d’autres ONG .
Différents groupes opposés à la géo-ingénierie dans l'auditoire du rencontre-débat ont été Biofuelwatch (au nom de la ETCgroup (pas présent!)), EcoNexus, ACSEIPICA, Andrew Johnson. Peut-être quelques autres, mais nous ne les avons pas rencontré. Il y avait environ 200 participants. Il y avait plus de monde présent que sur la liste de participation inscrit.


INTERVENTIONS POUR UN CIEL BLEU

Il y avait 8 présentations par jour. Après chaque deuxième présentation il y avait 30 minutes de discussion, la plupart du temps seulement 4 à 5 questions ont été répondu. Donc, c’est évident qu’avec 200 personnes présentes ce n'était pas facile de obtenir la parole.

Claire Henrion a fait une intervention à la fin du premier jour. Elle prit la parole à propos du mensonge sur le CO2 et les, selon elle, véritables causes du changement climatique, c’est à dire, l'utilisation des installations HAARP et la géo-ingénierie déjà perpétuée avec les chemtrails. Il n'y avait pas de réaction des présentateurs. Brian Launder qui présidait ce débat, a suggéré qu'elle devrait régler cette question dans une discussion d’une à une. Quoi qu'il en soit Claire a réussi à attirer l'attention sur les chemtrails. Son intervention a été la déclaration finale de la journée.

Saskia Messager a fait une intervention la deuxième journée, après la présentation de David Keith sur le captage du CO2 de l'air. Nous avons assisté ici à la promotion de sa propre entreprise sur le captage et stockage du carbone. Il s'agissait d'une présentation commerciale à 100%. Nous avons appris plus sur le coût de réalisation de son invention que sur son efficacité.
Bien que le sujet traité ici par David Keith n'était pas les épandages d’aérosols, une intervention en ce moment là, pour des raisons d'impact plus d’attention des médias présents, semble opportun.
Elle a commencé tranquillement à ne pas être interrompue immédiatement. Voici ce qu'elle a réussi à dire:

«Aujourd'hui, je parle en tant que citoyen très inquiet. J’ai commencé à m’intéresser à la géo-ingénierie, en faisant des recherches sur mes problèmes de santé. Par le biais de sites Web de chercheurs indépendants, j'ai été informé que certaines substances toxiques qui ont été retrouvées dans mon corps, tombaient en faite du ciel.
Je pense que nous avons tous remarqué que le trafic aérien a augmenté considérablement au cours des dernières décennies. Et bien que les carburants sont de plus en plus performants avec un taux résidu de particules après combustion très faible, on peut remarquer dans le ciel de plus en plus de traînées anormalement persistantes. Le ciel d'été d’un bleu profond est devenu très rare. Nous voyons de plus en plus souvent un voile blanc laiteux dans le ciel, la brume qui n'est certainement pas due à la présence négligeable de 0,04% de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Comme ces traînées anormalement persistantes persister et se répandent pendant des heures dans le ciel à une altitude de 37.000 pieds, ils finissent par créer des hauts cirrus.
Des millions de personnes dans le monde entier sont très préoccupés par ce phénomène pour des raisons différentes.
La persistance de ces traînées semble indiquer la présence de particules chimiques. C'est pourquoi beaucoup se réfèrent à eux comme des « chemtrails ».
(Ici, elle a commencé à être interrompue, mais elle a continué)
L'analyse de laboratoire des échantillons de sol et de l'eau dans certaines régions, même totalement préservées ont montré des niveaux élevés de l'aluminium et du baryum. Ce qui nous amène à penser que la géo-ingénierie par l'injection de particules d'aérosol dans l'atmosphère est un évènement en cours.
(Ici, ils l’ont coupé la parole).

David Keith répond:
- Il a commencé à dire que sa vie a été menacée par des militants opposés aux chemtrails et qu'il a reçu de nombreuses menaces de ne pas continuer à promouvoir le SRM (Solar Radiation Management).
- Il a dit qu'il était disposé à croire que les gouvernements n’ont pas toujours de bonnes intentions pour le peuple, mais que une chose tellement énorme lui semble impossible
- Il a déclaré que s'il était vrai, un tel secret n'aurait jamais pu être gardé sous silence pendant si longtemps.
- Il a dit qu'il a regardé la question des chemtrails, mais qu'il considère cette question comme une théorie du complot.
- Il demande avec instance à Saskia de considérer que les chemtrails ne sont pas vraies (sonnait comme un avertissement!)

Saskia Messager a pris la parole à nouveau:
- Elle a demandé si David Keith pourrait expliquer que dans une région vierge et préservée comme le Mt Shasta, en Californie (USA), des échantillons de neige ont révélé des niveaux d'aluminium de 60.000 ppm. Soixante fois le niveau maximal autorisé (1.000 ppm).
David Keith:
- Il se tut, n'a pas répondu
Richard Lampitt a répondu (l'un des organisateurs):
- Ce n'est pas vrai, « un tel secret, ne pouvait pas avoir été gardé secret, c’est impossible »

À la pause café Saskia a discuté à nouveau avec David Keith. Il lui a dit que l'alumine est partout sur la terre, il lui a dit de nouveau vérifier les résultats de laboratoire et d’être sûr que cela a été fait par un laboratoire fiable.
Apparemment, le résultat 60.000 ppm a eu un impact sur lui. (Merci pour ceci Francis et Dane)

À un autre moment Saskia a eu la possibilité de pouvoir parler à David Keith et poser des questions concernant les conséquences sur la santé du déploiement du SRM. Elle a soulevé que cette question n'était pas du tout traitée dans toutes les présentations et que l'aluminium et les sulfates affecteront la vie sur la terre d'une manière très négative.
La question irritait David Keith, il a répondu que beaucoup de ses collègues ont étudiés ces questions. Et qu'il n'était "pas juste" de faire une telle déclaration.


Il est à noter que David Keith a quelque peu changé sa stratégie. Depuis plusieurs années, il a été un des grand promoteurs des épandages d’aérosol dans le cadre du SRM, car la gestion de pulvérisation étant si facile et peu coûteux à faire. Dans cette rencontre-débat il prend clairement quelque peu distance de ses déclarations antérieures. Il a dit à plusieurs reprises au cours de ces deux jours « qu'il ne pense pas que la situation climatique est si catastrophique, que les épandages d’aérosols doivent être utilisée ». Le SRM sera plus une question de dernier recours.
Après une présentation d'un collègue, Noami Vaughan de l'université d'East Anglia, où elle a déclaré que «le SRM (les épandages) doit être maintenue pendant de nombreux siècles d'éviter un accroissement rapide de la température et une augmentation correspondante de la concentration de CO2 dans l'atmosphère", David Keith l’attaquait quelque part en disant: «Personne ne pense sérieusement à utiliser le Solar Radiation Management".


Points intéressants

•   Un accès facile à tous les conférenciers et les scientifiques.
Il y avait une ambiance très informelle et courtoise. Tout le monde était prêt à débattre d'une manière ouverte. Cela pourrait encourager les autres à participer plus souvent dans ce type de rencontre-débat. Au moins votre voix sera entendue.



•     Les avions ne sont pas une option pour effectuer l'injection de particules dans l'atmosphère ....
Seuls deux techniques d'injection de particules dans l'atmosphère pour exécuter les SRM ont été présentés à la réunion.
1. Marine Cloud Brightening (Eclaircissement des nuages marins) par John Latham Professeur, Centre National de Recherche Atmosphérique, USA
Ensémencement des nuages stratocumulus par des grandes quantités de particules monodispersées sub-micromètriques d’eau de mer.
2. SRM par injection de particules dans le stratopshère par (devinez quoi ...)… des montgolfières géantes, Dr Matthew Watson, Université de Bristol, Royaume-Uni -! Projet SPICE
Plusieurs ballons de 285 mètres (!!!) flottant à une hauteur de 20 km reliés à un navire avec un tube de 20 km de long. Avec la pression, les sulfates et/ou les particules d'aluminium, seront acheminées par le tube et dispersées à une altitude de 20 km par les ballons. Absolument fou ! Heureusement il y avait des ingénieurs scientifiques qui ont déclaré que ce n'était absolument pas possible. La pression nécessaire pour amener les particules à cette hauteur est au-delà de la faisabilité.

Après cette présentation M. Edwards, dans le public a demandé pourquoi ils ne seraient pas question de l'utilisation des avions commerciaux pour disperser les particules, comme de nombreux brevets sur cette possibilité existent déjà depuis des lustres. Et comme cette solution étant par ailleurs bon marché.
Dr Watson a répondu qu'il ne pense pas que mélanger des particules avec le carburant sera possible .....
N'est-ce pas intéressant que l'injection de particules dans l'atmosphère par des avions n'est tout simplement pas une option pour la Royal Society?
Ici, nous parlons tactique et stratégie médiatique. Et peut-être un aveu silencieux qui ils n'ont pas besoin de le faire, parce que c'est déjà fait ..


•    Questions sur les conséquences de pulvérisation de particules dans l’atmosphere:
Dr Carol Turley (conférencier) a demandé à Dr Matthew Watson: Qu’est ce qui va arriver à ces particules de sulfate dans l'air ?
Dr Watson: Ils vont tomber sur la terre
Dr Carol Turley: Donc, Qu’est-ce que ces particules feront aux océans et au sol? Est-ce que le pH changera?
Dr Watson: oui, le pH changera ?
Dr Carol Turley: il aura une incidence sur la vie?
Dr Watson: oui



•    Qualité des présentations
La plupart des présentations ont été très vagues, hypothétiques. Un grand nombre d'extrapolations catastrophiques reposent sur des hypothèses et pas sur des observations.
Il était frappant de constater que pas mal de conférenciers scientifiques ont présenté des graphiques sans indications du type de mesures sur les axes horizontaux et verticaux...
En somme beaucoup de suppositions et d’incertitudes sur lesquelles les scientifiques de la Royal Society veulent se baser pour imposer à la terre entière des prises de décision dramatiques et catastrophiques.


La majeure partie des conférenciers, scientifiques, hommes et femmes d'affaires et autres participants étaient originaire du Royaume-Uni et de l’Amérique du Nord.
D’évidence leurs points de vue ont une base géographique et donc politique très étroite. Les scientifiques du climat d'autres régions du monde étaient totalement absents! Les points de vue exprimés pendant ces deux jours de conférence à la Royal Society ne sont clairement pas partagés à travers le monde!
Les seuls institutions gouvernementales représentées au débat était le DECC (département du changement climatique et énergie) et l’US Navy et des chercheurs du gouvernement américain.


•    Double langage
D’une côté tous les conférenciers ont dit qu'il y a tellement d'incertitudes et même inefficacités dans les techniques de géo-ingénierie, qu'il ne doivent jamais être utilisés. D'autre part, ils vendent tout le concept pour obtenir des fonds pour la recherche et la mise en œuvre du géo-ingénierie. C'est que du business.
Ils disent que le remède est pire que la maladie, mais poursuivent leur promotion du concept de géo-ingénierie.

•     Stratégie de marketing auprès du grand public
Ils étudient le grand public pour voir ce qui va leur faire accepter la géo-ingénierie. Ils dépensent beaucoup d'énergie dans ce domaine.
"Obtenez la confiance des gens et vous pouvez pirater la planète" Cela a été dit lors de la réunion.
Par ailleurs ils considèrent qu'ils ne font pas partie du public (« chercheurs » contre « public »).


•    Psychologie
- La science du climat est historiquement une science d'observation, pas très excitant. Les scientifiques du climat ont dans le passé probablement eu beaucoup de difficulté à obtenir des fonds pour leurs recherches.
Maintenant, il ya ce battage sur le changement climatique et enfin l'argent circule dans ce domaine. Soudain, ils sont à l'honneur, les fonds affluent. Il ne faut pas oublier qu’ils gagnent très bien leur vie maintenant avec les propositions et éventuellement l’exécution des techniques de geo-ingénierie. Ils ne sont pas réceptif à entendre que le SRM fera plus de mal que de bien. C’est encore pire quand on leur dit ce qu’ils proposent se fait déjà depuis des dizaines d’années en toute illégalité.
- La boîte de Pandore
- Ils ne sont plus limités à l'observation, ils peuvent maintenant fabriquer, changer le monde et ainsi laisser leur empreinte sur cette terre, le rêve de tout chercheur.
C'est là que les scientifiques peuvent être facilement manipulées.


En conclusion: l'existence des chemtrails et la géo-ingénierie en cours a été exprimée et discutée lors de la réunion Royal Society discussion. Notre voix a été entendue.

« There is a crack in everything, through which the light can come in. »
(Il y a une fissure dans chaque chose, à travers laquelle la lumière peut entrer)

Pour le contenu de toutes les présentations s'il vous plaît jeter un oeil au fichier pdf ci-joint.
Nous espérons que cette information vous sera utile.


Source: http://acseipica.blogspot.com/2010/11/compte-rendu-royal-society-discussion.html



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Lire aussi à propos de ce meeting:
 


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Le 13 novembre 2010.
















 
















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Légende de l'image: Haa les fourbes! Ils préfèrent toujours représenter des bateaux qui n'existent pas plutôt que des avions, qu'on voit très bien, eux!





Dans la série "les abominables bulletins électroniques", voici le point de vue américain relayé par l'ambassade de France sur l'après moratoire de Nagoya...
Ulcérant de prévisibilité !!!






BE Etats-Unis 225,  5/11/2010
Energie et Environnement

Climat : la géo-ingénierie n'est plus un concept stratosphérique


http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65013.htm

Quelques heures seulement après qu'une résolution prohibant les tentatives de géo-ingénierie ait été adoptée à la conférence des parties de la Convention sur la Diversité Biologique à Nagoya, le Président démissionnaire de la Commission pour la Science et la Technologie de la Chambre des Représentants, Bart Gordon, dévoilait le 29 octobre un rapport appelant à une poursuite des recherches sur ce sujet controversé.

L'ingénierie du climat, souvent qualifiée de "géo-ingénierie", consiste à volontairement altérer le climat en vue de contrer ou au moins d'atténuer le changement climatique d'origine anthropique. On regroupe généralement les techniques de géo-ingénierie en 2 grandes catégories : le retrait du carbone atmosphérique ( "fertilisation" des océans, augmentation des surfaces boisées, etc.) et la gestion du rayonnement solaire (dispersion d'aérosols dans la haute atmosphère, positionnement de miroirs réfléchissants en orbite, etc.). Cette seconde catégorie est celle qui pose le plus de problèmes éthiques, politiques, et donc de gouvernance.

Le sujet a fait l'objet de débats intenses, tant au sein de la communauté des climatologues que devant les assemblées parlementaires, où toute mention de changement climatique suscite des levées de bouclier. Tout en reconnaissant les énormes défis et risques présentés par ce type de recherche, et en réaffirmant l'absolue nécessité de maintenir toutes les ressources et l'attention possibles sur les efforts d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre, le Président Gordon réaffirme que les Etats-Unis, et le monde, ne peuvent faire l'économie d'une recherche qui permettrait de réagir en cas d'urgence environnementale (effets de seuils imprévus, dérèglements climatiques majeurs, etc.). L'argument principal consiste à dire que si les autres efforts (atténuation, adaptation, etc.) échouent, il n'est pas raisonnable de ne pas avoir exploré toutes les autres options, car il sera alors trop tard.

Le rapport de la commission Science et Technologie encourage le développement d'un programme de recherche aux Etats-Unis, vraisemblablement hébergé par le Department of Energy, avec une forte implication du public et d'intenses collaborations internationales. Ce rapport liste les nombreuses agences dont une partie des travaux et/ou missions se rapportent à la géo-ingénierie, tout en soulignant qu'aujourd'hui, la recherche sur la géo-ingénierie proprement dite reste difficile à cerner tant sa définition est large et floue. En tout état de cause, la recherche qui aurait des proximités avec, ou des implications pour, la géo-ingénierie atteint au maximum $100 millions, contre près de $2 milliards demandés dans le budget 2010 pour l'ensemble des recherches liées au climat et aux sciences de la Terre. Le chiffre souvent avancé est d'ailleurs inférieur à $10 millions pour la recherche en géo-ingénierie proprement dite.

Le Government Accountability Office (GAO), organe indépendant de l'administration a lui aussi livré, le mois dernier, un rapport recommandant que les décideurs publics - quelle que soit leur décision quant à la poursuite d'un programme de recherche national - ne fassent pas l'impasse sur la compréhension des enjeux de la géo-ingénierie, car ils y seront inévitablement confrontés sur le plan international. Le GAO recommandait en conclusion que la Maison Blanche établisse en concertation avec les agences fédérales une approche "claire et coordonnée" de la recherche en géo-ingénierie dans le cadre de la stratégie fédérale de lutte contre le changement climatique.

Sur le plan politique, la recherche en matière de géo-ingénierie occupe une place unique : malgré les craintes d'une partie des environnementalistes (en raison du risque de relâchement des efforts sur l'atténuation), ces derniers sont de plus en plus nombreux à concéder qu'il n'est pas possible d'exclure cette troisième voie, complémentaire de l'atténuation et de l'adaptation. A l'autre bout de l'échiquier, certains conservateurs, et notamment quelques climato-sceptiques, sont partisans de la géo-ingénierie, en raison de son coût modique (en comparaison des coûts induits par l'atténuation et l'adaptation).

Paradoxalement, cette technologie encore balbutiante, dont la gouvernance est quasi-inexistante et dont les risques d'irréversibilité sont élevés, est l'une des rares dans le domaine des sciences climatiques où un consensus minimum semble pouvoir être atteint. Le financement des recherches scientifiques et la quête de règles de gouvernance en matière de géo-ingénierie pourrait donc survivre au bouleversement de l'échiquier politique du 2 novembre, alors que celui-ci scellera probablement le sort de toute autre avancée en matière de législation "climat".


Pour en savoir plus, contacts:
- "The Geoengineering Option : A last resort against global warming ?" - Foreign Affairs - Mars/Avril 2009 : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/BJVzf
- Rapports du Government Accountability Office :
* "A Coordinated Strategy Could Focus Federal Geoengineering Research and Inform Governance Efforts" - Sept. 2010: http://www.gao.gov/new.items/d10903.pdf
* "Preliminary Observations on Geoengineering Science, Federal Efforts, and Governance Issues" - 18/03/2010: http://www.gao.gov/new.items/d10546t.pdf
- "Géo-ingénierie: science, gouvernance et incertitude" - BE Royaume-Uni n°101: 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61972.htm

Source:
- Climate : House S&T Chairman urges US to prepare geoengineering program" - Greenwire du 1/10/2010 (par abonnement): http://www.eenews.net/Greenwire/2010/11/01/3/
- "House S&T chairman issues climate engineering report" - Federal Technology Watch (par abonnement) du 1/11/2010, p.1.
- "Geoengineering: a Bad Idea Whose Time Has Come" - National Public Radio - (NPR.org) le 29/05/2010:

http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=127245606

Rédacteur:
Marc Magaud,  attache-envt.mst@ambafrance-us.org

Origine:
BE Etats-Unis numéro 225 (5/11/2010) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65013.htm







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